Les NACS (Nouveaux Animaux de Compagnie)

Informations et conseils pour tout ceux qui ont ou désirent avoir des NACS comme animaux de compagnie: furets, perroquets, chèvres naines, moutons d'Ouessant...
 
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 Les aliments industriels (patées et croquettes)

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Lambrusco
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MessageSujet: Re: Les aliments industriels (patées et croquettes)   Dim 17 Aoû - 10:07

ID-SE-022 12/2005 Page 1/6
Contrôle certification
Organisme de contrôle agréé sous le numéro FR AB 01 par le Ministère de l’Agriculture et le Ministère de l’Economie
ECOCERT France sas Capital 1 226 200 € - BP 47 – 32600 L’ISLE JOURDAIN
TVA Intracommunautaire n°FR 614 339 68 187 / 00016
Tél. 05 62 07 34 24 Fax 05 62 07 11 67
e.mail : info@ecocert.fr
CREDIT MUTUEL 02200 00027577240 95 – SIRET 433 968 187 00016 – APE 743B
- Fiche explicative n°22 -
FORMULE ET ETIQUETAGE DES ALIMENTS POUR ANIMAUX CONDUITS SELON LE MODE DE PRODUCTION BIOLOGIQUE PREAMBULE


Tout projet de formule d’aliment du bétail, ainsi que son étiquette, faisant référence au mode de production biologique, doit être conforme au présent document. Une demande d’approbation doit être faite par télécopie ou par courrier à ECOCERT au Service Filières (cf. formulaire joint). La réponse avec mention de l’acceptation, doit être présentée lors du contrôle. Par contre, pour une référence déjà certifiée, les modifications mineures (nouveau fournisseur, variation de pourcentage …) seront vues lors des contrôles.
I- FORMULES (cf. CC-REPAB-F)
1) Au maximum 30 % de produits de conversion 2ème année autorisés
- le pourcentage se calcule sur la ration agricole en matière sèche (minéraux non compris),
- le calcul se fait en moyenne sur l’année ou la durée de vie de l’animal (pour les animaux à
cycle court : volaille, porcs), ainsi il est possible de fabriquer des aliments COMPLEMENTAIRES avec plus de 30 % de conversion 2ème année. Dans ce cas, l’étiquetage doit préciser que l’aliment est à associer à d’autres produits biologiques (cf. partie II de cette fiche).
2) Au maximum 10 % d’aliments conventionnels autorisés pour les monogastriques et 5% pour les polygastriques Seuls les ingrédients cités dans l’Annexe II-C du Cahier des Charges REPAB-F sont autorisés dans les rations, hormis les ingrédients cités au point 4.13 de l’annexe I-B. Le pourcentage se calcule sur la ration agricole en matière sèche (minéraux non compris).
NB : les tourteaux fabriqués à base de solvant sont interdits. Les produits doivent être garantis sans OGM (garanties sur facture et/ou attestation)
3) Au minimum 65 % de céréales et oléo-protéagineux (COP) pour les volailles en phase d’engraissement
- Cela inclus toutes les céréales ainsi que les protéagineux et oléagineux,
- Il faut prendre en compte les issues ainsi que le son de céréales dans le calcul.
4) Additifs
- Les acides aminés sont interdits et les farines de poisson sont autorisées sous certaines conditions pour les monogastriques.
- Les vitamines de synthèse sont autorisées pour les monogastriques. Elles sont autorisées sous conditions pour les polygastriques. Le chlorure de choline est considéré comme une substance à effet analogue à une vitamine.
- Les micro-organismes doivent être garantis sans OGM. (les levures font partie de cette catégorie).
- L’huile de foie de morue raffinée, dans l’attente de précisions sur les procédés de raffinage est autorisée.
- Les minéraux cités en annexe II partie C et D du CC-REPAB-F sont autorisés.
- Le sel ne doit pas contenir d’anti-agglomérants autres que ceux listés en Annexe II partie D du règlement CEE n°2092/91 modifié.
II – ETIQUETTES (Cf. Règlement CEE n°223/2003 du 05/02/03)
La validation des étiquettes vis à vis de la réglementation générale est du ressort de la
DDCCRF de votre département.
III - LES REGLES SPECIFIQUES DE L’ETIQUETAGE DES ALIMENTS POUR ANIMAUX
CONDUITS SELON LE MODE DE PRODUCTION BIOLOGIQUE
a) Préambule
Ces règles s’appliquent aux aliments des animaux, aux aliments composés pour animaux et aux matières premières pour aliments des animaux. Les animaux de compagnie, les animaux élevés pour leur fourrure ainsi que les animaux d’aquaculture ne sont pas concernés. Attention : Tous les aliments même ceux ne contenant pas de matières premières issues de l’agriculture biologique doivent être contrôlés et certifiés pour pouvoir utiliser une des allégations suivantes : « issu de l’agriculture biologique » pour les aliments contenants au moins 95% (en MS) de matières premières issues de l’agriculture biologique (soit moins de 5% de conventionnel, et de produits en conversion vers l’agriculture biologique, de minéraux et d’additifs). « peut être utilisé en agriculture biologique en conformité avec le règlement CEE n°2092/91 modifié » pour les produits comprenant des matières premières provenant de l’agriculture biologique, et/ou des matières premières provenant de produits en conversion vers l’agriculture biologique, et/ou des matières premières conventionnelles en quantités variables.
Pour les matières premières simples et les additifs simples listés en annexe II partie C et D du règlement CEE n° 2092/91 modifié, il ne sera pas demandé de garantie « peut être utilisé en agriculture biologique en conformité avec le règlement CEE n° 2092/91 modifié ». Le contrôle et la certification n’est donc pas obligatoire dans ce cas (sauf volonté de la part du fabricant d’utiliser cette allégation).
b) Références obligatoires Aliment composé contenant plus de 95% d’ingrédients issus de l’agriculture biologique Aliment composé contenant moins de 95% d’ingrédients issus de l’agriculture biologique
· « issu de l’agriculture biologique » 
· « peut être utilisé en agriculture biologique en conformité avec le règlement CEE n°2092/91 modifié » 
· Pour les aliments contenant plus de 10% de conventionnel pour les monogastriques et plus de 5% de conventionnel pour les polygastriques, plus de 30% de C2 et moins de 65% de COP pour les volailles en phase d’engraissement : « Cet aliment ne
peut être distribué aux animaux qu’en complément d’autres matières premières issues de l’agriculture biologique »
Indications communes :
· Le poids en matière sèche des produits issus de l’agriculture biologique ;
· Le poids en matière sèche des produits en conversion vers l’agriculture biologique ;
· Le poids en matière sèche du contenu total des aliments pour animaux d’origine agricole ;
· Certifié par ECOCERT sas F 32600 ;
· La liste des noms des matières premières utilisées (par ordre décroissant pondéral) avec mention de celles issues de l’agriculture biologique par une astérisque renvoyant à « *issu de l’agriculture biologique » et celles issues de produits en conversion vers l’agriculture biologique par deux astérisques renvoyant à « ** produit en conversion vers l’agriculture
biologique » ‚;
· Nom et adresse du fabricant ou du vendeur et le code emballeur ƒ ;  La référence à l’agriculture biologique ne doit pas être présentée d’une façon qui la mette plus en évidence que la description ou le nom de l’aliment. ‚ Attention, il n’est pas possible d’avoir dans une même composition les mêmes matières premières issues de l’agriculture biologique (ou issues de produits en conversion vers l’agriculture biologique) et issues de l’agriculture conventionnelle. ƒEn l’occurrence, celui qui a effectué la dernière opération (production, transformation, conditionnement, distribution).
Pour un aliment du bétail contenant au moins 95% d’ingrédients issus de l’agriculture biologique Aliment « composé* » pour « l’espèce animale et stade physiologique » issu de l’agriculture biologique Nom et adresse du fabricant ou du vendeur et le code emballeur Certifié par ECOCERT sas F 32600 X% d’ingrédients d’origine agricole X% d’ingrédients d’origine agricole provenant de l’agriculture biologique X% d’ingrédients d’origine agricole provenant de produits en conversion vers l’agriculture biologique.
(Les pourcentages doivent être exprimés en poids de matière sèche) Autres informations : Informations complémentaires à demander à la DDCCRF de votre département
* à remplacer par la dénomination du décret 86/1037 modifié (complet, complémentaire, minéral…)
Nb : en ce qui concerne des aliments pour volaille de chair en phase d’engraissement contenant moins de 65% de COP nous contacter.
Composition : Matières premières indiquées par ordre décroissant pondéral. Différenciation des matières premières agricoles bio avec une astérisque renvoyant à « *issu de l’agriculture biologique ». Différenciation des matières premières agricoles en C2 avec
deux astérisques renvoyant à « **produit en conversion vers l’agriculture biologique ».
Pour un aliment du bétail contenant moins de 95% d’ingrédients issus de l’agriculture biologique Aliment « composé*» pour « l’espèce animale et stade physiologique » Peut être utilisé en agriculture biologique en conformité avec le règlement (CEE) n° 2092/91 modifié Nom et adresse du fabricant ou du vendeur et le code emballeur Certifié par ECOCERT sas F 32600 X% d’ingrédients d’origine agricole X% d’ingrédients d’origine agricole provenant de l’agriculture biologique X% d’ingrédients d’origine agricole provenant de produits en conversion vers l’agriculture biologique. X% de COP pour les volailles en phase d’engraissement
(si moins de 65% de COP) (Les pourcentages doivent être exprimés en poids de matière sèche)
Autres informations : Informations complémentaires à demander à la DDCCRF de votre département.
à remplacer par la dénomination du décret 86/1037 modifié (complet, complémentaire, minéral…)
Attention : les termes Bio, Biologique etc… ne peuvent être utilisés dans la dénomination du produit ou de la marque. Ils sont réservés aux aliments issus de l’agriculture biologique à plus de 95%.
Composition :
Matières premières indiquées par ordre décroissant pondéral. Différenciation des matières premières agricoles bio avec une
astérisque renvoyant à « *issu de l’agriculture biologique ». Différenciation des matières premières agricoles en C2 avec deux
astérisques renvoyant à « **produit en conversion vers l’agriculture biologique ». Pour les aliments complémentaires ou composés contenant plus de 10% de conventionnel pour les monogastriques ou plus de 5% pour les polygastriques, plus de 30% de C2 et moins de 65% de COP pour les volailles en phase d’engraissement : « Cet aliment ne peut être distribué aux animaux qu’en complément d’autres matières premières issues de l’agriculture biologique »
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MessageSujet: Re: Les aliments industriels (patées et croquettes)   Dim 17 Aoû - 9:53

Déchiffrer une information produit (ce texte concerne les aliments pour chiens mais une grande partie du texte est valable pour tous les animaux)



Exemple d'information produit

La composition des aliments industriels pour animaux varie en fonction des marques, des process de fabrication et de conditionnement (conserves, soupes, croquettes), mais surtout des gammes de produits. Dans un aliment dit « haut de gamme », vous ne devriez jamais trouver, par exemple, de sous-produits animaux. A l'exception des aliments « bio », les végétaux utilisés en alimentation commerciale pour animaux domestiques sont en revanche toujours des sous-produits et ce pour des raisons économiques évidentes : à l'heure ou une partie de la population mondiale souffre de la famine, il est important que toute la production agricole soit valorisée.
Le terme sous-produits désigne les résidus des produits destinés à la consommation humaine ; à savoir pour les céréales : les enveloppes, les brisures, les grains abîmés, moisis ou dont la teneur en produit chimique (pesticide, herbicide, engrais) est jugée trop élevée pour notre propre consommation; et pour les matières animales : les becs, plumes, cornes, sabots, fourrure, nageoires etc. L'incorporation aux aliments pour animaux domestiques de sous-produits animaux dits « à risque » (ganglions, contenu des intestins, urine) est interdite par la Règlementation Européenne. Outre leur provenance douteuse et leur taux de toxicité parfois plus élevé que cela n'est légalement toléré en matière de consommation humaine (pour les végétaux), les produits secondaires contiennent des protéines de piètre qualité et sont donc faiblement nutritifs. La viande et les céréales entières leur sont toujours préférables.
Le terme hydrolysats désigne des matières animales décomposées par l'action de l'eau. Ils forment une pâte incorporée par la suite au reste de la préparation pour cuisson. Les hydrolysats incorporés aux aliments pour animaux de compagnie sont généralement fabriqués à partir de sous-produits. Dans les aliments diététiques pour animaux souffrant d'intolérance ou d'allergie alimentaire, l'hydrolyse des protéines permet de réduire la taille des molécules à une densité telle que l'organisme ne les détecte plus et n'a donc plus de réactions indésirables (diarrhée, prurit, eczéma).
Le terme farine désigne une poudre issue du broyage de matières animales ou végétales. De la qualité de ces matières premières dépend la qualité de la farine. Pour ce qui est des farines animales, les farines dites « de viande » sont évidemment préférables aux autres. Les appellations imprécises, tel que « farine de volaille » ou « farine de poisson », cachent l'usage de sous-produits.
Les termes viande fraîche s'opposent à celui de farine. La réduction de produits ou sous-produits animaux en farine implique l'exposition à l'air libre des molécules qui la composent. Soumis à l'oxydation, même peu de temps, les particules alimentaires perdent donc de leur valeur nutritionnelle avant même d'entrer dans la chaîne de fabrication industrielle du fabricant pour y subir le traitement thermique et l'extrusion nécessaires à l'obtention du produit fini. La viande fraîche, elle, a conservé toute sa valeur nutritive au moment d'intégrer la chaîne de fabrication. Voilà pourquoi la viande fraîche doit être considérée comme qualitativement supérieure à la farine de viande.
En dernière intention, vous verrez fréquemment apparaître sur les informations produit un certain nombre de mots savants, incompréhensibles pour qui n'a pas suivi des études de chimie. Ces mots désignent des éléments ajoutés en bout de fabrication, tel que les vitamines de synthèse (riboflavine, biotine, choline etc.), les minéraux (oligo-éléments, magnesium, potassium etc.), les colorants, les exhausteurs de goût , les antioxygènes (ou antioxydants), les agents de texture et les conservateurs, souvent désignés sous le vocable générique « additifs CEE ». En matière d'aliments industriels pour animaux, les produits garantis sans colorant ni conservateur chimique ne se rencontrent guère que dans le haut de gamme (en général des aliments secs). Lorsqu'un aliment pour animal est exempt de colorant et préservé à l'aide de conservateurs naturels (vitamines E, par exemple), cette indication apparaît clairement sur l'emballage. Depuis peu, les fabricants français d'aliments pour animaux se voient obligés d'indiquer sur l'emballage de leurs produits la présence ou l'absence d'OGM, ceci afin de répondre à l'impératif de traçabilité en matière d'aliments provenant de l'agriculture biologique.
Les fabricants ont pour obligation de faire figurer sur l'emballage de leurs produits la liste des ingrédients qui le composent. Ces ingrédients doivent être mentionnés dans un ordre décroissant d'importance quantitative, autrement dit, du plus présent au moins présent. Si nous gardons à l'esprit que le chien est un carnivore, le premier ingrédient à apparaître dans la rubrique « composition » devrait être une source de protéines animales. Un aliment dont le premier ingrédient est un ingrédient d'origine végétale ne peut en aucun cas répondre aux besoins d'un carnivore domestique. C'est pourtant le cas de la totalité des aliments « bas de gamme », commercialisés via la grande distribution. Ces produits d'origine végétale sont essentiellement des céréales, qui représentent pour les industriels une source de protéines et de fibres à bas prix.
Mais attention : le simple fait de voir apparaître en haut d'une fiche produit une source de protéines animales, comme le poulet, l'agneau, la farine de viandes ou le saumon, ne doit pas leurrer le consommateur. En effet, les grands fabricants d'aliments industriels pour animaux - en particulier lorsqu'ils commercialisent des produits à des prix très élevés sous l'appellation « aliments de qualité supérieure », « premium » ou « super premium » - choisissent de faire apparaître séparément, dans la liste des ingrédients, chaque sorte de céréales (maïs, blé, riz, soja etc.)... ce qui a pour effet d'empêcher l'acheteur potentiel d'évaluer la teneur totale en céréales du produit. A l'inverse, ces mêmes fabricants regroupent généralement les ingrédients d'origine animale sous des termes génériques (protéines de volailles, graisses animales etc.) afin de pouvoir les faire apparaître en début de liste et donner ainsi l'impression à l'acheteur que ces aliments contiennent plus de produits animaux que de produits céréaliers.
Ajoutons à cela que le taux de présence des ingrédients dans le produit fini est évalué à partir de leur poids de matière non transformée et non de leur poids de matière sèche, c'est-à-dire après extrusion pour obtention de l'aliment prêt à être commercialisé. Ainsi, un ingrédient ayant un fort taux d'humidité pourra devancer dans la liste un ingrédient moins humide, alors qu'une fois déshydraté par l'extrusion, le premier ingrédient sera présent en moins grande quantité que le second. Or, la viande contient beaucoup plus d'humidité que les céréales. Le fait de la voir arriver en tête de liste des ingrédients d'un aliment sec pour animaux domestiques n'est donc pas significatif quant à son taux de présence réel dans ce dernier.
En réalité, l'immense majorité de ces aliments dits « haut de gamme » contient en moyenne un taux de céréales deux fois supérieurs à celui des produits d'origine animale. Et en tout état de cause, la totalité des préfabriqués alimentaires secs pour chiens contiennent plus de céréales que de produits et sous-produits animaux.
Par exemple, un des géants internationaux de l'industrie alimentaire pour animaux de compagnie annonce sur l'emballage d'un de ses produits phares dits « haut de gamme » que ce dernier comprend 33% de poulet et de dinde... les 67% restant étant composés de céréales, d'additifs synthétiques et de compléments alimentaires. En moyenne, la proportion de produits carnés (graisses, farines et sous-produits éventuels compris) entrant dans la composition d'un aliment sec pour chien varie de 10% à 35% selon les marques et les gammes.
Mais alors, que signifient les mentions de type « riche en viande » sur les emballages de certains produits ? Disons simplement que le législateur n'a pas la même définition du mot « riche » que notre dictionnaire... Pour avoir le droit de déclarer son produit « riche en poulet », « riche en poisson » ou « riche en viande », le fabricant doit intégrer de 14 à 25% de cet ingrédient à son produit fini. Les mentions de type « poulet et riz », ou « agneau et riz » vous garantissent, quant à elles, que le produit contient plus de 26% de poulet et riz mélangés, ou d'agneau et riz mélangés.
Que le consommateur se rassure : dans un aliment de bonne qualité (à base de viande fraîche et non de farines ou de sous-produits animaux), 20% de viande apportent en moyenne 70% des protéines de la ration. Un % de viande inférieur au % des produits végétaux ne correspond donc nullement à un % de protéines animales inférieur au % de protéines végétales.
Deux mots enfin sur l'analyse nutritionnelle d'un aliment commercial, dont le détail sur l'emballage est également obligatoire (protéines, lipides, cellulose, cendres brutes et humidité) et qui figure la plupart du temps juste en dessous de la liste des ingrédients. Il faut savoir que cette analyse n'indique pas le pourcentage réel des nutriments dans l'aliment. Selon les choix du fabricant, cette analyse exprime la proportion moyenne des nutriments (analyse moyenne) ou la proportion minimale (par exemple : protéines : 20% minimum). L'analyse nutritionnelle ne renseigne pas non plus l'acheteur sur la qualité des nutriments concernés, c'est-à-dire sur leur taux d'assimilation. C'est pourtant bien de la qualité des nutriments, et en particulier des protéines, que va dépendre la qualité de l'aliment dans son ensemble. Il n'est pas difficile de comprendre pourquoi : 18% de protéines d'excellente qualité, toutes assimilables et donc potentiellement exploitables par l'organisme de votre chien lui profiteront plus que 20% de protéines de piètre qualité dont la moitié serait inexploitable. Il convient donc de se référer à la liste des ingrédients pour identifier les sources de protéines utilisées (préférer par exemple « viande et maïs » à « farine de viande et blé »).
L'analyse nutritionnelle doit également mentionner l'usage d'additifs alimentaires. La législation communautaire européenne définit comme additifs « les substances ou les préparations contenant des substances qui, incorporées aux aliments des animaux, sont susceptibles d'influencer les caractéristiques de ces aliments »[1]. Le fabricant n'a pas obligation de détailler la liste et les quantités des additifs utilisés dès lors qu'ils appartiennent à la liste des additifs agréés par l'Union Européenne et sont utilisés selon les normes établies. La seule mention obligatoire est alors « additifs CEE » ou « additifs UE » (comprendre : additifs dont l'usage est règlementé par les textes du Parlement Européen).


Dernière édition par Lambrusco le Sam 25 Oct - 15:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Les aliments industriels (patées et croquettes)   Dim 17 Aoû - 9:52

Avec l'autorisation de son auteur, le Dr C.B. à Brunoy.

Les animaleries et sites internet offrent parfois un tel choix qu'il vous est difficile de vous décider. Voici quelques conseil pour vous aider et éviter les lourdes conséquences d'un régime alimentaire inadapté.
Le furet a un besoin élevé en protéines et lipides (graisses) dans sa ration alimentaire, plus encore que pour le chien ou le chat. Ses besoins sont proches de ceux du chaton ou du chat (selon son age), dont les aliments peuvent parfois être utilisés pour nourrir le furet.
Il faut aussi prendre garde au types de protéines constituant l'aliment. elles sont en effet de deux sortes : animales ou végétales. Ces dernières sont moins digestibles pour le furet et ne doivent pas être en quantité trop importante dans sa ration : par exemple, l'ingrédient principal de l'aliment choisi ne doit pas être du riz. Il est facile de comprendre que les besoins spécifiques du furet impliquent l'achat d'aliments haut de gamme et donc plus couteux, les protéines animales coutant plus cher que les proteines végétales.
Le furet est gourmand. Il ne refuse pas les sucreries et autres friandises, mais celles-ci sont souvent peu digestibles et ne répondent aucunement à ses besoins nutritionnels. Pour ce qui est de son alimentation de base, votre petit compagnon peut s'avérer beaucoup plus récalcitrant et refuse souvent un nouvel aliment, d'où l'intérêt, dès son jeune age, de l'habituer à des marques différentes et de lui offrir des aliments de haute qualité. De plus, il peut parfois cacher des aliments.
Les aliments industriels sont pratiques - composer vous même une ration ménagère est très difficile- et bon d'un point de vue sanitaire : la cuisson durant leur préparation les rend exempts de bactéries pathogènes. Deux types sont disponibles à la vente : soit les aliments secs (croquettes), soit les aliments humides (boites et sachets fraicheur).
Les aliments humides posent plusieurs problèmes : tout d'abord, ils ne sont pas adaptés à une alimentation laissée en libre service, idéale pour le furet, car ils s'altèrent vite. Ils sont moins concentrés d'un point de vue énergétique par rapport aux croquettes. En raison de la part importante en eau qu'ils contiennent et de la capacité d'ingestion limitée du furet, ce dernier ne peut en consommer suffisamment pour couvrir ses besoins nutritionnels. Enfin, ils favorisent la formation de tartre en collant aux dents. Il faut donc ne les distribuer qu'occasionnellement.
Les croquettessont donc l'aliment industriel à privilégier pour le furet. elles ont l'avantage de limiter la formation du tartre (effet mécanique de la croquette sur la dent) et de pouvoir être distribuées en libre service sans s'altérer rapidement. Il convient cependant de retirer quotidiennement celles qui n'auraient pas été consommées. De nombreuses marquens vous proposent des aliments des aliments spécifiques pour furet, mais ils ne sont malheureusement pas tous correctement formulés. Lisez bien les étiquettes pour vérifier la qualité. Il est également possible d'opter pour un aliment pour chatons ou chats (selon son age) haut de gamme, parfois bien meilleur que certains aliments pour chiens contre indiqués, car trop pauvres en protéines (telle que la taurine dont la déficience peut entrainer des cardiopathies) et trop riches en fibres.
Vérifiez tout d'abord la date de péremption. Au dela de cette date, le produit peut s'altérer, être impropre à la consommation, et la teneur en vitamines n'est plus garantie. Regardez ensuite la liste des ingrédients. Ils sont énoncés par ordrede quantité décroissante, mais leur pourcentage de chacun n'est en général malheureusement pas précisé. Ecartez de votre sélection les aliments contenant des sous produits d'origine animale (mélange de carcasse et de viscères de moindre qualité). Privilégiez les aliments à base de volaille, car ils sont plus digestibles. Regardez pour cela la liste des ingrédients et prenez garde aux mentions prêtant parfois à confusion apparaissant sur les paquets : un aliment dit "au poulet" contient en réalité de la viande constituée de 4 à 14% de poulet ; un aliment "riche en poulet" contient de la viande constituée de 14 à 26% de poulet ; un aliment "tout poulet" ne contient en réalité que de la viande de poulet.
Le poisson peut aussi entrer ponctuellement dans la composition des croquettes, mais ne doit pas être une base permanente de l'alimentation du furet. Renoncez aux aliments contenant essentiellement des protéines végétale, car moins digestibles et prédisposant aux calculs urinaires. Pour finir, choisissez l'aliment dont l'analyse moyenne correspond aux besoins nutritionnels du furet. Si l'analyse moyenne ou la composition ne sont pas mentionnées, n'achetez pas !
Inscrite sur le paquet, l'analyse moyenne s'exprime en % de protéines brutes, matières grasses, cellulose brute (fibres), cendres brutes, humidité, minéraux (calcium, phosphore, sodium...) et vitamines. On peut conseiller les quantités suivantes pour un furet :


  • 30 à 40% de protéines
  • 18 à 24% de matières grasses
  • moins de 2% de fibres

Ces % sont exprimés en fonction de la matière sèche, c'est à dire pour un aliment théorique totalement dépourvu d'eau. Ils sont plus élevés chez les jeunes, plus faibles chez les séniors et intermédiaires chez les adultes. Des aliments pour furets juniors, adultes et séniors existent.
Les % que vous pouvez lire sur l'étiquette peuvent être les % réels de l'aliment, c'est à dire incluant son humidité. Pour connaitre l'analyse poyenne en ne se fondant que sur la matière sècje, il vous faudrait tout recalculer. Un aliment sec sous forme de croquettes contient le plus souvent 5 à 7% d'humidité (au maximum 14%), ce qui ne modifie pas grandement les % indiqués. Par exemple, un aliment contenant 35% de protéines et 5% d'humidité contient en fait 36.8% de protéines par rapport à la matière sèche. Le calcul est donc quasi inutile pour les croquettes mais devient nécessaire pour les patées car elle contiennent généralement 70 à 80% d'humidité (toujours plus de 60%), ce qui rend difficile l'évaluation des taux indiqués.
Pour cela recalculez le % de matière sèche de l'aliment, puis rapportez à celui ci les % que vous recherchez et qui sont indiqués sur le paquet en fonction de l'aliment humides. Par exemple, un aliment humide contenant 12% de protéines et 70% d'humidité contient en fait 100-70=30% de matière sèche. Les 12% de protéines rapportés à cette matière sèche deviennent donc (12*100)/30=40% de protéines. Le calcul doit être appliqué de nouveau aux lipides et aux fibres.
Un furet adulte consomme quotidiennement 20 à 40g d'aliment (exprimé en matière sèche), répartis en de nombreux petit repas (jusqu'à une dizaine). Les croquettes sont disctibués en libre service dans une écuelle lourde que le furet ne peut ni renverser ni détériorer. Si vous distribuez de temps en temps des patées humides, ne donnez que des petites quantités à la fois et retirez rapidement ce qui n'a pas été consommé sous peine d'altération rapide de l'aliment.
Afin de conserver toutes leurs qualités, gardez les croquettes dans leur emballages bien fermé, à l'abri de l'air et de la lumière et dans un endroit sec. Si vous ne possédez qu'un seul furet, il est inutile d'acheter d'énormes quantités de croquettes qui resteront longtemps stockées et risquent de s'altérer. Les boites d'aliment humide entamées doivent être conservées au réfrégirateur peu de temps. Mais n'oubliez pas d'attendre quelques minutes avant de les redistribuer à votre furet qu'elles ne soient pas trop froides. Enfin, n'oubliez pas la date de péremption inscrite sur le paquet de croquettes et sur les boites.


  • Les furetons sont nourris avec une alimentation haut de gamme pour chatons, éventuellement humidifiée avec un peu d'eau au départ pour en faciliter la mastication.
  • Les furettes gestantes et allaitantes, il est recommandé de leur approter en libre service un aliment riche en protéines (35 à 40%) et en lipides (25%) sous peine de les voir s'épuiser rt maigrir. Cet aliment sera adapté aux furetons qui le "gouteront" dans la gamelle de leur mère.
  • Les furets agés de plus de 4 ans doivent recevoir un aliment moins riche en protéines (environ 30%) et en graisses (18%). Un aliment haut de gamme d'entretien pour chats adultes ou seniors peut convenir mais des aliments pour furets seniors existent.



Les conséquences d'une mauvaise alimentation



  • Un aliment trop riche en fibres est à l'origine de diarrhées, d'amaigrissement et d'hypoglycémie.
  • Un aliment trop pauvre en graisses entraine un amaigrissement, une détérioration de la qualité du pelage et de la peau.
  • Une alimentation trop riche en proyéines végétales peut induire la formation de calculs urinaires.
  • Une alimentation trop riche en sucre peut altérer la consistance des selles et gêner la digestion. Elle semble également sur le lont terme favoriser le développement de tumeurs du pancréas (insulinomes).
  • Des transitions alimentaires brutales ou trop fréquentes sont à l'origine d'un dérèglement digestif et de diarrhées.
  • Une alimentation trop molle accentue la formation de tartre.


Les règles d'or de l'utilisation des aliments industriels
Le furet doit avoir accès à sa nourriture en libre service


  • Privilégiez les croquettes aux boites. Achetez toujours des aliments haut de gamme riche en protéines et en lipides et pauvres en fibres.
  • Vérifiez la date de péremption, la nature des ingrédients et l'analyse moyenne de l'aliment.
  • Choisissez
des petits paquets de croquettes si vous ne possédez qu'un furet et conservez les au sec, à l'abri de l'air et de la lumière.


Amicalement et bonne lecture


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