Les NACS (Nouveaux Animaux de Compagnie)

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 Intoxications par des plantes ornementales

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Lambrusco
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MessageSujet: suite   Lun 12 Nov - 16:13

Citation :
• Intoxication par les Cupressacées : le thuya (Thuja occidentalis) et le cyprès (Cupressus sempervirens)
Circonstances
Le thuya est certainement l’arbuste le plus utilisé pour les haies de jardin. C’est la thuyone contenue dans l’huile essentielle et présente dans toutes les parties de la plante qui est toxique. Les doses toxiques chez les bovins sont inconnues.
Le cyprès est un arbre ornemental fréquent en région méditerranéenne, qui sert aussi parfois de haie. La dose létale n’est pas connue très objectivement : pour les bovins elle serait de 5 à 8 morceaux de branches pour 500g de contenu ruminal.
Avec le thuya comme avec le cyprès, les bovins s’intoxiquent surtout en consommant des branches de taille, la plante sur pied étant peu appétente du fait de sa forte odeur.
C’est ce qui est constaté dans la majorité des appels reçus au CNITV, même si parfois des bovins broutent directement la haie.
Les intoxications sont rares : seulement 8 cas sûrs pour le thuya et 3 pour le cyprès
dans la base de données V-Tox. La mort subite est citée dans 3 cas sur les 7 intoxications au thuya où les symptômes sont précisés (43%). Elle n’apparaît pas dans les symptômes d’intoxication au cyprès.
Pour les deux arbres, les symptômes sont d’ordre digestif (salivation, coliques, diarrhée) et nerveux. La mort survient en 1 à 48 heures.
Lésions
Le cadavre peut présenter des traces de salivation ou de diarrhée. A l’autopsie, les lésions sont assez peu marquées : gastro-entérite congestive, voire congestion de l’appareil uro-génital, décrite uniquement avec le thuya . Des branches de thuya ou de cyprès dans le rumen sont la seule découverte caractéristique.
La seule autopsie rapportée dans la base de données du CNITV a été réalisée sur un veau de 15 jours, dont la panse contenait 2 kg de branches de cyprès. Les seules lésions citées dans ce cas sont l’hépatite et la néphrite.
Examens complémentaires
La recherche de la thuyone par chromatographie sur contenu ruminal a été décrite. Sa limite de détection est de 100 à 200 g de branches dans un rumen de 60 à 100 litres .
• Intoxication par le buis (Buxus sempervirens)
Circonstances
Le buis peut être utilisé pour former des haies. Il est rarement consommé par les bovins, sauf lorsque des branches de taille sont laissées à leur disposition (cas de 2 appels sur les 7 intoxications certaines ou probables enregistrées au CNITV), ou lorsqu’ils n’ont rien d’autre à manger. Les intoxications ont donc surtout lieu quand l’herbe est rare, en hiver et au début du printemps, ou en plein été.
Il arrive aussi parfois, comme pour l’intoxication à l’if, que les bovins ne touchent pas à la haie pendant des mois ou des années, puis un jour se mettent à la consommer, en quantités parfois importantes et de manière inexpliquée.
Les feuilles et les tiges sont toxiques. La dose létale estimée est de 300 g à 1 kg de feuilles pour un bovin adulte. Les symptômes sont digestifs (diarrhée, coliques) et/ou nerveux (plutôt en hypo). La mort survient dans les 24 à 48 heures maximum. La mort subite est citée dans un cas sur les 7 intoxications sûres enregistrées dans V-Tox (14%).
Lésions
Le cadavre présente une congestion généralisée. Les poumons, particulièrement, sont congestionnés et œdémateux. Une gastro-entérite marquée est souvent notée, et le rumen contient des branches de buis.
Une seule autopsie sommaire a été réalisée parmi les 7 intoxications sûres présentes dans V-Tox : elle révélait uniquement la présence de buis en grande quantité dans le rumen.
• Intoxication par le laurier rose (Nerium oleander)
Circonstances
Le laurier rose est un arbuste ornemental fréquent dans le sud de la France, où il peut parfois former des haies. Le principal risque pour le bétail est représenté par la taille des branches qui sont laissées à disposition des animaux, ce qui représente la quasi-totalité des cas d’intoxication recensés au CNITV.
La plante possède essentiellement une toxicité cardiaque. En effet, elle contient des
hétérosides cardiotoniques proches des digitaliques (dont l’oléandrine), mais aussi des saponines irritantes pour le tube digestif.
Toute la plante est toxique, mais elle est peu appétente fraîche. Les bovins ne mangent la plante sur pied qu’en cas de disette. Les rameaux seraient plus appétents une fois secs(ce qui explique la consommation des branches de taille) et toujours toxiques. La dose létale pour un bovin adulte est de 30 à 60g de feuilles fraîches. L’eau où des feuilles ont macéré présente aussi un risque toxique.
L’intoxication est cependant assez rare chez les bovins, mais la mort subite est le symptôme le plus fréquemment cité [50]. Les animaux présentent surtout des symptômes digestifs (diarrhée, coliques) et cardiaques (arythmies, faiblesse musculaire). La base
de données du CNITV recense seulement 7 intoxications certaines ou probables. La mort subite est citée dans 5 cas sur 6 où les symptômes sont décrits (83%).
Lésions
Le cadavre peut présenter des traces de diarrhée, voire de vomissements (contenu ruminal dans la bouche). L’autopsie révèle une gastro-entérite, avec parfois des hémorragies de la caillette. Les autres lésions parfois décrites sont une congestion rénale, un œdème pulmonaire et des lésions cardiaques : hémorragies sous-endocardiques, nécrose du myocarde. Des feuilles de laurier rose sont retrouvées dans le contenu ruminal.
Parmi les 2 autopsies rapportées dans la base de données V-Tox, un cas d’entérite, un d’hépatite, un de néphrite et un de lésions cardiaques ont été mis en évidence.
Examens complémentaires
Il est possible de réaliser une identification microscopique de l’épiderme des feuilles de laurier rose dans le contenu ruminal. L’oléandrine peut être recherchée par chromatographie.
• Intoxication par le cytise (Cytisus spp) ou le robinier (Robinia)
Circonstances
Ce sont deux arbres ornementaux de la famille des légumineuses. Le cytise est aussi connu sous le nom de faux-ébénier, et le robinier sous celui de faux-acacia.
Les graines, les fleurs, les feuilles et l’écorce du cytise sont toxiques, alors que seule l’écorce du robinier est toxique. Dans les deux cas, les herbivores s’intoxiquent surtout en rongeant l’écorce de l’arbre, ou en consommant des branches de taille (au moins 3 cas sur les 11 appels reçus au CNITV concernant le cytise). La toxine du cytise, ou cytisine, serait aussi susceptible de passer dans le lait, intoxiquant des veaux alors que les mères ne
présentent pas de symptômes.
Les doses létales pour les bovins sont inconnues, mais il semblerait que les ruminants soient moins sensibles que le cheval, chez qui les deux intoxications sont beaucoup plus fréquentes.
La mort peut être très rapide, après des symptômes digestifs (coliques), de la dyspnée et des convulsions. Quatre intoxications certaines ou probables au cytise ont été enregistrées parmi les appels reçus au CNITV, contre une seule au robinier. La mort subite a été évoquée dans un cas (25%).
Lésions
Des traces de mouvements convulsifs et de vomissements peuvent parfois être observées près du cadavre. Les seules lésions caractéristiques sont la présence de morceaux d’écorce ou de feuilles de cytise ou de robinier dans le rumen.
Parmi les 5 intoxications sûres de la base de données du CNITV, aucune autopsie n’a été réalisée.
Examens complémentaires
Le seul envisageable est une identification microscopique des feuilles ou de l’écorce
dans le contenu ruminal.
source : école nationale vétérinaire de Lyon
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MessageSujet: Intoxications par des plantes ornementales   Lun 12 Nov - 15:09

Bonjour,
Citation :
Avec le développement de l’habitat urbain et des résidences secondaires, de plus en plus de pâturages sont bordés par des jardins, dont les propriétaires ignorent bien souvent les risques toxiques de certaines plantes ornementales. Il en résulte de plus en plus souvent des intoxications, suite à la taille de ces plantes, dont les restes sont laissés à disposition des bovins, ou à l’intrusion des animaux dans le jardin.
• Intoxication par l’if à baies (Taxus baccata)

Circonstances
L’if à baies est un arbuste cultivé, qui sert fréquemment de haie, autour des jardins ou des cimetières. Il existe aussi à l’état sauvage en zones de montagne. Toutes les parties de l’if sont toxiques, sauf la chair de l’arille. L’intoxication a lieu le plus souvent lors d’ingestion de rameaux. La dose létale se situe autour de 1g/kg de branches (doses rapportées de 0,36 à 10 g/kg pour Panter ou Jean-Blain.
La plante serait plus appétente séchée que fraîche, ce qui explique que les bovins consomment facilement les branches de taille jetées par ignorance ou malveillance dans leur pré, alors qu’ils ne touchent à la plante sur pied qu’en cas de disette (herbe rare en hiver ou en été.
D’après les appels reçus au CNITV, les animaux consomment l’if sous forme de branches de taille, mais aussi sur pied, soit le jour où ils arrivent dans un nouveau pré bordé d’if, soit parfois alors qu’ils pâturent depuis longtemps dans ce même pré (ce qui pourrait être relié à une raréfaction de l’herbe). L’intoxication est également possible lorsqu’on fait brûler des rameaux d’if dans un pré avant d’y lâcher les bovins, ceux-ci consommant les quelques branches ayant échappé aux flammes.
Le symptôme le plus fréquemment évoqué (et de loin), est la mort subite, avec 59 cas sur 81 appels attribués à des intoxications certaines ou probables, où les symptômes ont été relevés (73%). Les autres signes sont essentiellement des tremblements, de la dyspnée, parfois des troubles digestifs (météorisation). La mort survient en quelques heures, parfois même moins d’une heure après l’ingestion.
Lésions
Le cadavre se trouve le plus souvent dans un pré bordé par une haie d’if. Les lésions sont peu significatives quand elles sont présentes ; il s’agit surtout de lésions congestives. L’élément déterminant est la présence de rameaux d’if dans le rumen, parfois même dans la bouche.
Les lésions rapportées dans V-Tox font suite à 9 autopsies, et sont surtout digestives et rénales : entérite dans 4 cas (44%), accompagnée de gastrite dans 2 cas ; néphrite dans 3 cas, pétéchies rénales dans un cas. Des lésions pulmonaires sont observées dans un tiers des cas, ainsi parfois que des lésions cardiaques (pétéchies ou hypertrophie cardiaques), d’hépatite, de splénite (2 cas chacun) ; enfin l’absence de rigidité cadavérique est relevée dans un cas.
Examens complémentaires
La dose létale étant faible (environ 500 g de branches pour un bovin adulte), les rameaux d’if peuvent être peu nombreux et difficiles à repérer. Il est possible de réaliser une identification microscopique, il faut pour cela prélever des fibres longues en différents endroits du rumen.
Il est aussi envisageable d’identifier le taxol par chromatographie sur couche mince, sur prélèvement de contenu ruminal.

• Intoxication par les plantes cyanogénétiques
Les plantes contenant des hétérosides cyanogénétiques sont nombreuses : il en existerait pas moins de 2 000 espèces. Nous citerons cependant le laurier-cerise (Prunus laurocerasis), la glycérie aquatique, les Poacées comme le sorgho, des Légumineuses comme les vesces, le trèfle blanc, les lotiers...
Leur toxicité est due à la formation d’acide cyanhydrique dans le rumen, qui se fixe sur l’hémoglobine sous forme de cyanhémoglobine, incapable de relarguer l’oxygène.
L’animal meurt donc d’asphyxie alors que son sang reste rouge vif.
Parmi toutes ces plantes, le laurier-cerise est celle qui revient le plus fréquemment dans la base de données V-Tox, c’est la raison pour laquelle les plantes cyanogénétiques se retrouvent associées aux plantes ornementales plutôt qu’aux « mauvaises herbes ».
Laurier cerise
Circonstances
La toxicité des plantes cyanogénétiques varie suivant la période de l’année : par exemple, elle est maximale au moment de la croissance pour le sorgho fourrager ou la glycérie aquatique, et en période de floraison pour le trèfle ou les vesces. La toxicité
augmente également quand les plantes ont « souffert » : après une sécheresse ou une période de gel, après une taille pour le laurier-cerise. Les jeunes feuilles sont les parties les plus toxiques, principalement chez les plantes en croissance active.
De plus, certaines de ces plantes (comme le sorgho) accumulent également les nitrates, et les deux intoxications peuvent être mêlées. Des traitements herbicides (notamment par les aryloxyacides) peuvent aussi modifier la toxicité des plantes cyanogénétiques, dans un sens ou l’autre suivant l’espèce et le composé.
En pratique, les circonstances sont très variables suivant la plante incriminée. Nous prendrons 2 exemples : celui du laurier-cerise et celui du sorgho, seuls parmi cette liste à être responsables de cas sûrs de mort subite au pré, dans la base de données V-Tox.
Pour le laurier-cerise, il s’agit le plus souvent de la consommation de branches de taille, cet arbuste étant couramment utilisé comme haie (citée dans 2 cas sur les 8 intoxications sûres, pas de précisions pour les 6 autres). La dose létale est estimée à 0,5 à 1 kg de feuilles vertes pour un bovin.
Pour les plantes fourragères comme le sorgho, le risque est associé à une consommation en quantité importante sur une courte période critique, qui est plutôt celle de la floraison pour les légumineuses, et plutôt celle de la croissance pour les graminées. Pour des bovins au pré, ceci se présente surtout lorsque les animaux cassent leur clôture et ont accès à une parcelle cultivée.
Les symptômes sont neurologiques, digestifs et respiratoires. Leur durée d’apparition et leur évolution sont en général de l’ordre du quart d’heure. Pour le sorgho, la mort subite est rapportée 2 fois sur les 13 fiches avec symptômes, soit 15% des cas. Dans le cas du laurier-cerise, la mort subite arrive au premier rang, sur les 5 fiches où les symptômes sont cités, avec 3 cas : 60%.
Lésions
Compte tenu de la rapidité d’évolution, le cadavre est souvent à proximité de la plante incriminée. Des traces de convulsions peuvent parfois être relevées au sol. Les muqueuses sont cyanosées.
A l’ouverture du cadavre, une odeur d’amande amère est parfois perceptible. Le sang, même veineux, est théoriquement rouge vif et coagule lentement. C’est la seule lésion réellement caractéristique. Les autres sont liées à l’asphyxie : congestion pulmonaire, hémorragies cardiaques. Une gastro-entérite peut être présente, et les feuilles de la plante incriminée sont retrouvées dans le rumen.
Aucune lésion nécropsique n’est décrite dans la base de données V-Tox, faute d’autopsie.
Examens complémentaires
L’identification des feuilles dans le contenu ruminal est souvent ardue. Une identification microscopique peut être entreprise. Il est aussi possible de doser l’acide cyanhydrique, dans le contenu ruminal, voire le foie ou les muscles. Cependant, l’acide
cyanhydrique étant très volatil, le prélèvement doit être réalisé rapidement après la mort, de préférence en conditions anaérobies, et congelé le plus vite possible. Une réponse négative est donc peu fiable.
Un test à l’acide picrique, ou réaction de Guignard, est aussi réalisable en clientèle sur les plantes suspectes : il s’agit d’enfermer le prélèvement avec une feuille de papier filtre imbibée d’acide picrique (0,5 g avec 5 g de bicarbonate de sodium dans 100 mL d’eau distillée). En ajoutant quelques gouttes d’acide sulfurique ou de chloroforme et en chauffant
aux alentours de 37°C, l’autolyse de l’échantillon s’accélère. L’acide cyanhydrique se dégage et le papier, auparavant jaune, se colore en rouge. Ce test n’a pas de valeur diagnostique, mais peut être considéré comme un élément d’orientation. Si le changement de couleur s’amorce dans les minutes qui suivent le début de l’expérience, la plante a un fort potentiel cyanogénétique. Si aucun changement ne s’est produit après une ou deux heures, son potentiel
Amicalement
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