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 Maladie du Bec et des Plumes (PBFD)

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Lambrusco
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MessageSujet: PBFD et Polyomavirus Aviaires   Dim 16 Déc - 16:26

Parmi les causes infectieuses de malformation ou de disparition du plumage des oiseaux, le virus de «la maladie du bec et des plumes» (PBFD) et le Polyomavirus aviaire (PVA) occupent une place importante. Ces deux virus sont extrêmement contagieux; ils entraînent des maladies d’élevage graves, souvent mortelles. Malheureusement trop peu connues aujourd’hui, elles sont souvent sous-diagnostiquées, et ce, malgré leur prévalence importante et l’existence de tests de diagnostic fiables et facilement applicables en routine.


Diagnostic moléculaire par PCR

La technique PCR permet de détecter les 2 virus par leur génome. Elle peut mettre en évidence une infection même chez les porteurs sains, donc détecter les excréteurs asymptomatiques.

Prélèvements

PBFD:
sang EDTA et plumes lésées (pulpe intacte).

PAV:
écouvillon cloacal, sang EDTA, plumes lésées, tissus (reins, foie, rate, coeur, etc.).

Les spécimens doivent être conservés au réfrigérateur avant leur envoi au laboratoire.
La PCR étant une méthode extrêmement sensible, il est impératif d’éviter toute contamination lors du prélèvement; en particulier dans les élevages où des quantités infimes d’ADN provenant d’oiseaux infectés peuvent contaminer un nouveau spécimen, et donc entraîner des résultats faussement positifs.


Interprétation du résultat

Pour les deux maladies, la PCR détecte l’ADN du virus recherché. L’interprétation du résultat se fait ensuite selon le contexte clinique et l’anamnèse.

PBFD

Si l’oiseau présente des plumes abîmées, un résultat positif signifie qu’il est probablement infecté. Toutes les mesures de prévention vis-à-vis des autres oiseaux de l’élevage doivent être prises: isolement, nettoyage et désinfection des endroits contaminés. Si les résultats sont négatifs, un examen histopathologique de la pulpe de la plume est indiqué.

Si l’oiseau est sain, un résultat positif correspond à un portage asymptomatique ou une exposition récente au virus. Les virémies transitoires sont souvent suivies d’une réponse humorale qui va éliminer le virus. L’oiseau doit donc être isolé et testé à nouveau dans 3 mois. S’il est toujours positif, il est considéré porteur et probablement contagieux; il peut également développer la maladie.

PVA

De même que pour la PBFD, le dépistage par PCR doit être réalisé sur les nouveaux oiseaux en quarantaine avant leur introduction dans l’élevage. Un résultat positif signifie que l’oiseau est infecté et vraisemblablement excréteur. Le délai d’élimination virale est différent d’une espèce à l’autre. De plus la charge virale évolue différemment selon le type de matériel analysé. Le test doit donc si possible être réalisé conjointe- ment sur le sang et sur un écouvillon cloacal. Si le résultat est positif, l’animal doit être testé à nouveau dans 2/3 mois. Dès que le résultat est négatif, la quarantaine doit être prolongée de 4 semaines pour considérer l’élimination du virus et la fin de l’excrétion.

A l’occasion d’une autopsie, des examens PCR peuvent aussi être effectués sur des prélèvements post-mortem: foie, rate, reins, écouvillons. Concernant la prévention, il faut souligner que la vaccination des oiseaux au nid n’entraîne pas de résultats PCR faussement positifs.

Il est également possible de «tester l’environnement» en accomplissant des écouvillonnages du matériel d’élevage: volières, ventilateurs, plan de travail, filtres à air, boites à nid, etc.
source : diavet labor
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MessageSujet: Re: Maladie du Bec et des Plumes (PBFD)   Dim 16 Déc - 14:14

Bonjour,

Des chercheurs australiens ont trouvés un vaccins qui serait en effet efficace. Mais il n'est qu'au stade "recherche" pour le moment.
Ce vaccin, comme tout vaccin, doit en effet être faite sur des sujets négatifs mais peu importe l'age.
Ce vaccin, à mes dernières nouvelles d'hier, n'est pas prêt de voir le jour car les autorités australiennes imposent au labo qui l'a découvert de tester son efficacité sur tout les espèces et variantes d'espèces des becs crochus qui sont les seuls connus à aujourd'hui à avoir cette maladie. Donc mission impossible pour le labo car cela couterait énormément cher ! rassembler plusieurs sujets de chaque pour que les test soient fiables !!! J'espère qu'il essaiera de négocier un alternatif, une mise sur le marché destiné, dans un premier temps, aux seules espèces testées !
A suivre ...

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MessageSujet: Re: Maladie du Bec et des Plumes (PBFD)   Dim 16 Déc - 14:13

Bonjour

Le test sur plumes a le désavantage d'être un test "faussé" car si lme virus existe dans l'environnement, l'oiseau en a souvent sur le splumes, ce qui va rendre le test positif, sans avoir aucune signification sur la staut de l'oiseau en lui-même. le test sur sang étant un test "interne", non contaminé, est forcément "non parasité".

Amicalement
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MessageSujet: Re: Maladie du Bec et des Plumes (PBFD)   Mer 28 Nov - 11:06

Bonjour,

A ma connaissance, il n'existe qu'un seul laboratoire en France (région Toulouse) qui a une fourchette de détection avec la PCR sanguine, la plus sur, qui commence avec un niveau très bas, ce qui permet de déceler le virus très tôt et d'essayer de faire le maximum afin que le système auto-immunitaire de l'animal afin que celui fasse son travail et détruise le virus.

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MessageSujet: Psittacine beak and feather disease (PBFD)   Mer 28 Nov - 10:57

Polyomavirus aviaire (PVA)

Agents infectieux - Circovirus (famille des Circoviridae)
Espèces d’oiseaux - Tous les psittacidés domestiques et sauvages. Surtout les oiseaux < 3 ans. Une maladie proche de la PBFD touchant les colombes a également été décrite serait due à un autre Circovirus.
Symptômes observés
Lésions des plumes et du bec, isolées ou associées: disparition totale ou partielle du plumage, lésions dégénératives de la tige, hampes tordues, hémorragiques, décoloration des plumes, etc.. Becs brillants, cassés, nécrosés, à croissance exagérée.
L’immunosuppression entraîne le développement de maladies opportunistes (candidose, aspergillose, chlamydiose). Les infections aigues sont mortelles chez les poussins qui présentent un abattement profond et des lésions importantes au niveau des plumes en croissance.

Diagnostic expérimental
Les biopsies montrent des inclusions basophiles intracytoplasmiques au niveau des follicules des plumes atteintes. Détection
virale par PCR (cf. infra) et par hémagglutination. Sérologie dans le sang et le jaune d’œuf.

Particularités
Des élevages entiers de jeunes oiseaux infectés peuvent être décimés. La majorité des oiseaux adultes infectés développent une réponse immunitaire et éliminent le virus. Dans les élevages, la nature extrêmement contagieuse du virus et l’issue souvent fatale chez les oisillons imposent des mesures préventives strictes: hygiène(contrôle de la poussière), quarantaine et dépistage par PCR.
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MessageSujet: Maladie du Bec et des Plumes (PBFD)   Mer 28 Nov - 10:20

Un peu d’histoire…
C’est en 1975 que la maladie du bec et des plumes (Psitaccine Break and Feather Disease - PBFD) a été pour la première fois identifiée et formellement décrite. Elle a été reconnue depuis comme la pathologie la plus importante chez les psittacidés australiens. Les vétérinaires du monde entier ont cherché à expliquer la maladie par de multiples causes. Certains accusaient les graines de tournesol, tandis que d’autres évoquaient la consanguinité. La cellule de recherche de l’Université Murdoch a démontré que la PBFD était causée par un nouveau type de virus, dont les caractéristiques ont depuis été établies par les chercheurs de l’Université de Georgie.
Les récentes recherches ont permis de conclure que la maladie est très répandue parmi la population sauvage de cacatoès et d’autre psittacidés. Elles ont aussi démontré que la maladie peut être évitée grâce à un vaccin.

Qu’est-ce qui cause cette maladie ?
La PBFD est due à un virus relativement simple qui infecte et tue les cellules des plumes et du bec. Le virus s’attaque également aux cellules du système immunitaire, qu’il détruit. Ainsi de nombreux oiseaux atteints de PBFD succombent à des infections secondaires, bactériennes ou autres.
Le circovirus de la PBFD est le plus petit virus connu capable d’engendrer une maladie.
Ce circovirus ne cause des problèmes que chez les psittacidés et pour autant que l’on sache, aucune autre espèce d’oiseau ou d’animal n’y est sensible. Une maladie semblable à la PBFD a récemment été détectée chez les colombes : elle est probablement causée par un circovirus similaire, mais différent d’un point de vue antigénique.


Symptômes - Diagnostic
Un oiseau atteint de PBFD présente des traits caractéristiques et la plupart du temps, un simple examen clinique par un vétérinaire peut permettre d’établir le diagnostic. La PBFD affecte généralement les jeunes psittacidés, mais des oiseaux de tous âges peuvent succomber à la maladie.

La PBFD sous sa forme chronique est insidieuse dans son développement et sa progression; et des plumes dystrophiques remplacent les normales au fur et à mesure de la mue. Ainsi, un oiseau atteint de PBFD peut perdre progressivement son plumage, sans aucun autre symptôme.

Chez les cacatoès les petites plumes de poudre sont souvent les premières affectées. Les plumes atteintes par le virus de la PBFD sont fragiles ou développent une enveloppe extérieure anormalement épaisse. La destruction des plumes de poudre entraîne des zones de peau dénudée et la réduction de la production de poudre rend le plumage terne et le bec brillant.
Les anomalies touchant les plumes sont différentes selon le moment du cycle de mue auquel se trouvait l’oiseau quand la maladie s’est déclarée. Les plumes anormales sont généralement courtes et présentent une ou plusieurs des caractéristiques suivantes : défaut dans les lignes, gaine de plume trop épaisse ou étriquée; goutte de sang visible dans la penne de la plume.
Le bec peut aussi avoir une croissance ou une structure anormale.

Chez les Euphèmes, des plumes apparemment normales qui tombent ou sont arrachées sans effort peuvent être le seul signe clinique. Chez les oiseaux au plumage vert, le seul signe clinique peut être l’apparition de plumes jaunes, qui semblent à part cela normales. Cette décoloration est probablement le résultat de changements microscopiques dans la structure de la plume.

D’autres maladies viennent souvent se greffer par dessus la PBFD: infections bactériennes, fongiques et virales. La plupart des oiseaux souffrant de maladies chroniques finissent par avoir des difficultés à se nourrir, perdent du poids et meurent.
Les oiseaux fortement atteints ont souvent des diarrhées muqueuses ou vertes, des signes fréquemment diagnostiqués comme étant des infections secondaires, bactériennes ou chlamydiennes. Le virus peut également entraîner une hépatite sévère, en particulier chez les cacatoès. Les oiseaux peuvent alors mourir d’hépatite sans présenter de lésions au niveau des plumes.

Diagnostic
Une PBFD bien déclarée n’est pas difficile à diagnostiquer. Les cas difficiles à diagnostiquer sont des oiseaux ne présentant que des signes subtils, en raison de leur âge ou leur immunité.
Un examen histologique des follicules de plumes est systématiquement effectué pour confirmer les symptômes cliniques, mais il ne convient pas pour diagnostiquer les infections en incubation
Le circovirus peut être détecté sur les plumes affectées par une analyse d’hémaglutination (AH) et des anticorps IH peuvent être identifiés dans le sang, le sérum, le plasma ou le jaune d’œuf.
La détection du virus par AH est actuellement la meilleure méthode pour identifier le circovirus dans les plumes, le foie et les fientes. Il peut être effectué sur des plumes en train de pousser, ou sur des plumes « sèches ». L’analyse sur plumes est préférée à celle sur fientes car les oiseaux très atteints par la PBFD n’excrètent pas de fortes concentrations de virus dans leurs fientes et certains oiseaux souffrant de la forme chronique n’en excrètent que de façon intermittente.

La sérologie est utile pour détecter les volées d’oiseaux infectés par la PBFD et pour mettre en évidence la présence d’anticorps chez les individus. La présence d’anticorps signifie que l’oiseau a été exposé au circovirus et un titrage élevé des anticorps IH chez un oiseau adulte suggère que ce dernier ne souffre pas de PBFD chronique. Les oiseaux au nid souffrant d’infection en incubation ou de la forme sévère de la maladie peuvent présenter un titrage des anticorps faible et en déclin. Attention, le test ne peut pas détecter les anticorps maternels transmis de façon passive.
Le sang peut être collecté directement sur un papier-filtre et seules quelques gouttes sont nécessaires, si bien que même les petits perroquets peuvent être facilement testés. Le papier peut sécher et le transport jusqu’au laboratoire ne nécessite pas d’installation frigorifique. Le test sur sang détecte les anticorps développés face au virus.
Attention encore, car les analyses AH et IH ne peuvent pas identifier les jeunes oiseaux en train d’incuber la maladie ! C’est la raison pour laquelle il est recommandé d’effectuer un second test 60 jours après le premier, quel que soit le résultat.

Incubation et pronostic vital
La période d’incubation de la PBFD peut n’être que de 21 jours mais il faut également prendre en compte la dose de virus, l’âge de l’oiseau, le niveau de développement des plumes et l’absence d’immunité. L’organe cible est l’épiderme et la manifestation de la maladie sur les plumes nécessite une mue. Par conséquent, les oiseaux qui contractent la maladie après leur mue peuvent ne pas développer de signes cliniques avant leur prochaine mue, ce qui peut durer 6 mois ou plus !

La plupart des oiseaux qui meurent de la PBFD ont moins de 2 ans. Cependant, tous les groupes d’âge doivent être considérés comme sensibles au circovirus. Une exposition chronique à de fortes concentrations de virus et/ou un stress seront probablement les conditions de l’infection et de la séroconversion des oiseaux adultes.

Pronostic
Une guérison spontanée après une PBFD bien déclarée a pu être observée chez plusieurs espèces, incluant les perruches ondulées, les loriquets et les inséparables. Des oiseaux très affectés peuvent aussi s’en sortir. Cependant, la majorité des oiseaux souffrant de la forme chronique de la maladie ne guérissent pas.

La PBFD chez les oiseaux sauvages
La première épidémie de PBFD parmi des oiseaux sauvages s’est probablement passée en 1888 dans les collines d’Adélaide, parmi une population sauvage de perruches à croupion rouge (Psephotus haematonotus).
Des cas de PBFD ont été confirmés dans les populations sauvages de rosalbins, cacatoès à huppe jaune, cacatoès à œil nu, loriquets arc-en-ciel, perruches à ventre orange, omnicolores, perruches à collier, cacatoès du Major Mitchell, cacatoès gang-gang, perruches royale, perruches de Latham (ou swift), perruches ondulées, perruches à croupion rouge, cacatoès funèbres, perruches à bonnet bleu et beaucoup d’autres.
Les groupes de cacatoès sauvages pourraient présenter une proportion de 20% des oiseaux infectés et une séroprévalence de 60- 80%. L’infection se maintient dans la population par le biais des oiseaux malades. Des épidémies peuvent se produire dans des groupes d’oiseaux sauvages ou de volière. Le virus se transmet probablement de façon horizontale mais des oiseaux porteurs pourraient contribuer à une transmission verticale. Le virus demeure vraisemblablement pathogène dans les nids contaminés pendant plusieurs mois ou années.

La PBFD chez les oiseaux de volière
Les groupes d’oiseaux de volière ayant présenté des cas de PBFD affichent généralement une séroprévalence élevée. Dans ces cas là, les oiseaux affectés par la PBFD sont souvent la progéniture des poules présentant des niveaux d’anticorps séreux faibles ou non détectables.

Comment prévenir et contrôler la PBFD ?
Il est recommandé aux éleveurs de garder les oiseaux nouvellement achetés isolés des oiseaux sains, et même de les faire reproduire en quarantaine
Des désinfectants (comme le glutaraldéhyde) capables d’inactiver les virus résistant à l’environnement tels que les parvovirus sont recommandés pour désinfecter les ustensiles, cages et pièces contaminées. La PBFD est difficile à mettre en quarantaine. Des oiseaux porteurs peuvent apparaître comme cliniquement sains mais produire des jeunes malades. D’où la nécessité de faire reproduire les oiseaux en quarantaine.

Vaccination (Vaccin inactivé)
Un vaccin à virus tué a été développé récemment en Australie. Administré à des oiseaux sains, le vaccin stimule l’immunité au circovirus. Ce vaccin n’est pas un traitement pour les oiseaux déjà atteints de PBFD car il n’est pas curatif. Il peut même empirer le développement de la maladie.
Il est important de vacciner les oiseaux de compagnie lorsqu’ils sont jeunes, en fait dès 14 jours. Tous les oiseaux vaccinés doivent subir un rappel un mois après la première injection. Ensuite, l’oiseau devra être examiné tous les 6 mois, jusqu’à ses 3 ans.
Les reproducteurs devraient également être vaccinés un mois avant la saison d’élevage.

Attention, ce vaccin n’est pas disponible en France. Certains vétérinaires contestent son efficacité.


Dernière édition par Lambrusco le Sam 16 Mai - 18:44, édité 2 fois
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